Textes Mauvaise Graine

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Textes de l’album “Mauvaise graine”

A ta santéLes mots et moiTon héritageC'est pas comme çaPas plus tard qu'hierMauvaise graineJe me présenteLes p'tits garsLiberté aux grands piedsMontfermeilJ'ai pas vuMourir demainNotre chansonQuand vient la nuitIl courtPlus rien
A ta santé

A nos destinées calcinées, à tous nos écrans de fumée
A cette route qu’on croyait longue mais qui est bien plus longue encore
A la folie belle et divine dont seuls les fous savent le secret
Celle que tout le monde s ‘efforce de fuir, celle que je nomme liberté

Pour toi le juif toi le gitan, pour toi l’arabe pour toi mon frère
Et pour celui qui noir ou blanc n’a pas oublié d’être fier
Pour tous ceux là qui ont levé le poing, pour nos compagnons de misère
Pour toi qui a osé dire non ce soir je veux lever mon verre à ta santé

A tous les repaires de brigand, pour tous ceux qui sont dans la marge
Et pour tout ceux qui sont partis, ouais tous ceux qui ont pris le large
Pour tout les pirates de la route, les mal notés les différents
Ceux qui n’ont pas le sou en poche mais qui connaissent le prix du sang

A tous ces amours qui nous brulent, et toutes ces femmes pour qui on pleure
A la gloire des insoumises, à la beauté des nébuleuses
Pour tous les musiciens du monde, à ceux qui chantent la misère
Pour toi poète halluciné ce soir je veux levé mon verre à ta santé

A ta santé je lève mon verre et pour toi je vais boire ma vie
Pour toi je vais crier colère, pour toi passager de la pluie
A ta santé et à ton âme, toi qui ne connais pas les chaines
Toi qui comme moi saigne la vie, toi qui à de l’or dans les veines

A tous les indiens de la terre et puis à toutes les tribus
De ceux qui marchent sur les toi ou bien de ceux qui marchent pieds nus
Aux cris qui déchirent le silence, aux vents du sud et à la pluie
A toutes les petites musiques et un verre pour les grandes aussi
A ta santé

A ceux qui me touchent en plein cœur quand d’un regard ou d’un seul mot
Défient le pouvoir et les dieux et jamais ne courbent le dos
A ta santé ce soir je chante toi l’être humain qui me ressemble
A ta santé rempli mon verre car nous allons le boire ensemble à ta santé

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Les mots et moi

Les mots et moi c’est une histoire d’amour que je livre en silence
A celui qui voudra y voir plus que de la simple arrogance
Les mots s’écrivent parfois se chantent, plume ciselée par le vent
Au gré de ma main hésitante ou bien farouche, tout dépend

Les mots et moi on se regarde, on se jauge, on prend la mesure
Un petit prince et un renard débarrassés de leurs armures
Les mots se jouent des sentiments, du sens qu’on voudrait leur donner
Ils s’égarent indifféremment de la tristesse à la gaieté

Les mots et moi on voudraient dire tout ce qui nous passe par la tête
Et chacun voudrait se réjouir de n’être que l’unique poète
Les mots se pensent librement, une feuille qui plane et virevolte
Aristocrates débutants, moi, je les couche désinvolte

Les mots et moi c’est bien joli et ça ressemble à toi et moi
C’est un combat pour la survie, éclat de rire à chaque fois
Les mots attendent parfois des heures, des jours entiers sans se montrer
Puis nous submergent, merles moqueurs, nous reprend l’envie de jouer

Les mots et moi c’est une charade, mon premier parfum de violon
Mon deuxième sombre mascarade et mon tout est une chanson
Les mots il y en a de toutes sortes, embourgeoisés, malpolis
Mais ils ne sont jamais les nôtres et s’ils le sont et bien tant pis

Les mots et moi instant magique qui se joue comme un numéro
D’un coup de baguette magique les voilà surgit du chapeau
Les mots se courbent en lettres folles, se plaisent à faire semblant
Depuis la rue jusqu’à l’école ils vont se métamorphosant

Les mots et moi y’a rien à dire, on s’acoquine et on se lâche
C’est l’amour vache ou le désir, on s’fait du bien ou on se fâche
Les mots sont comme les amants d’un joli conte de Noël
Ils nous laissent vide en s’en allant mais ils restent toujours fidèles

Les mots et moi c’est pas facile, on est pas très souvent d’accord
Ils sont bruyants et volatiles et pour moi leur silence est d’or
Les mots sont des jours de froideur abandonnant en bord de route
Toute joie et toute candeur pour une beauté en déroute

Les mots et moi c’est une histoire d’amour que je livre en silence
A celui qui voudra y voir plus que de la simple arrogance
Les mots et moi sommes amis si je les laissent faire leurs choix
Et si c’est moi qu’ils ont choisi nous sommes amis les mots et moi.

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Ton héritage

Tu sais je ne suis que de passage, une poussière dans l’infini
J’avance à travers les mirages, j’avance à travers tout ce bruit
Je n’veux pas de ton héritage hum (non non non) mais toi tu t’en fous tu as mis
Mon ADN en esclavage et pris mon iris en otage pour qu’je sois légitime ici

Tu sais je ne suis que de passage je suis un murmure dans la nuit
Un homme au milieu du naufrage comme toi une goutte de pluie
Je n’veux pas de ton héritage (non non non) mais toi tu t’en fou tu me dis
Que je s’rai sûrement mieux en cage dans ton unique paysage dans c’que tu crois être la vie

Si je n’ai même plus mon visage en plus de tout c’que tu m’as pris
Tu sais je ne suis que de passage tu sais ce n’est pas mon pays
Je n’veux pas de cet héritage (non non non) Je ne veux pas être soumis
A tous tes ordres de passage, tes files d’attente sous l’orage, d’un ticket pour ton paradis

Je n’veux pas de cet héritage (non non non) Je ne veux pas être soumis
A tous tes ordres de passage, tes files d’attente sous l’orage, d’un ticket pour ton paradis

d’un ticket pour ton paradis…

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C’est pas comme ça

Il a pas l’air bien le monsieur en bas, il s’est couvert sous des journaux,
Des nouvelles fraîches pour tenir chaud.
Il a pas l’air neuf son costume usé, sous sa chemise de tristesse
Comme un restant de dignité.
Il est plus vraiment tout jeune, pauvre vieil arbre oublié
C’est pas tellement d’être seul, mais d’avoir abandonné
Il fait partie du décor d’une misère ordinaire
On a pas le temps pour ça on regarde au travers

Refrain :
C’est pas comme ça, c’est pas comme si, c’était si grave
C’est pas comme ça, c’est pas comme si, ça faisait mal
C’est pas comme ça, c’est pas comme si, on y pouvait grand chose
C’est pas comme ça, c’est pas comme si, nous on voyait la vie en rose
C’est pas comme ça!

Il ose un sourire contre un peu de pain,
Sous son masque de poupée de cire l’émotion d’un gamin
Et pour quelques mots de rien glissés à son oreille
Les lumières prennent d’assaut la ville comme le soir de Noël
C’était pas vraiment comme ça, c’était pas vraiment prévu
Que l’histoire elle se termine sur un carton dans la rue
Tous les jours le même spectacle d’une détresse ordinaire
On a pas le cran pour ça on regarde au travers

Refrain

C’est pas comme si c’était si loin,
C’est pas comme si on pouvait rien
C’est pas comme si c’était si loin.

Refrain Bis

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Pas plus tard qu’hier

Et c’était pas plus tard qu’hier
J’ai senti la terre tourner à l’envers
A nourrir de la haine pour noyer leur chagrin
Certains se croyaient riche alors qu’ils n’étaient rien
Quand d’autres dansaient nus le nez dans leur misère
On leur faisait l’affront de les trouver vulgaire

Et c’était pas plus tard qu’hier
J’ai senti ce vent souffler de travers
Et courir aux chimères comme on irait aux putes
Alors qu’on y croit pas alors qu’on est pas dupe
Que les chiens sont lâchés depuis bien trop longtemps
Qu’c’est déjà pas si mal de s’estimer vivant … vivant !!!

Et c’était pas plus tard qu’hier
Comme un parfum de souffre dans ce vide atmosphère
Et courir à la nuit pour se sentir vibrer
Ne serait que folie dans ce glacial été
Alors on se serrait pour tromper l’inquiètude
Et pour tromper l’ennui on buvait à la lune

C’était pas plus tard qu’hier
Comme un gout de révolte ou bien de revolver
Et sur des airs de fête on criait nos prières
A s’en brûler la gorge comme on brûle en enfer
Dans ce grand jeu de quille quand la boule est lancée
Il ne nous reste plus que ce monde à rêver … rêver !!!

Et c’était pas plus tard qu’hier
On avait tout brûlé et tout laissé derrière
Oubliant les royaumes et la lumière des ville
Là où le coeur des hommes ne bat que derrière des grilles
Et si ce n’était qu’un songe qu’une idée qu’un refrain
On l’écrira peut être pas plus tard que demain… demain

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Mauvaise graine

Ce matin je ne suis rien qu’une mauvaise graine de terrien
J’ai voyagé bien trop tard entre l’alcool et ma guitare
J’ai accroché à mes accords mes envies d’ailleurs et d’encore
J’ai accusé souvent le sort, hurlé à raison ou à tort

Va peut être falloir que j’me lève
Va peut être falloir que j’avance
Vivre ma vie plutôt qu’en rêve
Enfin rentrer dans la danse

J’ai élevé des forteresses, mené mon coeur à l’échafaud
Répudié tant de maîtresses pour le seul amour de mes mots
J’ai offert mes poings au ciel, la gueule de bois de mes réveils
Le fond du verre de mes tempêtes aux sanglots longs de nos poètes
J’ai caressé du doigt la flamme d’être le roi de ces maudits
J’ai brûlé plus que mon âme pour être libre et insoumis

Va peut être falloir que j’me lève
Va peut être falloir que j’avance
Vivre ma vie plutôt qu’en rêve
Enfin rentrer dans la danse

Ce matin j’ai défriché le jardin de mes insomnies
De mes mains j’ai replanté les graines pures de l’envie
J’en suis là, un homme debout en devenir
Je l’accepte le combat, prendrai le meilleur et le pire
Le meilleur et le pire

Va peut être falloir que j’me lève
Va peut être falloir que j’avance
Vivre ma vie plutôt qu’en rêve
Et je rentre dans la danse

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Je me présente

Je me présente je suis celui qui vient vous conter des histoires
Un peu futiles un peu vécues toujours ou pas teintées de noir
Je me présente devant vous et sous mon masque dérisoire
C’est mon cœur que je mets à nu, mes sentiments et ma mémoire

Je me présente je suis chanteur mais c’était pas mon idéal
J’étais musicien à mes heures puis j’ai suivi mon étoile
Elle m’a mené par ses chemins et sous sa lumière pâle
Elle m’a montré mon destin, une voix qu’on dit pas banale

Je me présente à vous ce soir et je vous propose un voyage
Une visite vers nul part ou de plus vastes paysages
Je vous propose à vous de voir si vous prendrez vos bagages
Une route au hasard juste un mirage

Je me présente je suis celui qui veut vous emmener ailleurs
Je f’rais pas de leçon de vie je s’rais pas moralisateur
Je s’rais juste un parmi tant d’autre un être humain et qui a peur
De n’être pas comme les autres de ne pas donner le meilleur

Je me présente je vous pardonne je ne vous connais pas très bien
Je ne connais rien de vos vies pas plus d’hier que demain
Vous n’en savez pas plus de moi mais je ne vous cacherais rien
Je me présente pardonnez moi ce soir je vous appartient

Je n’me présente pas comme un homme surtout l’image que j’en ai
Je sais qu’en vous tout ça résonne dans votre sensibilité
Si vous n’voyez plus la personne je peux de vous me faire aimer
Je ne suis plus un homme, juste une idée

Je me présente je suis celui qui va vous conter des histoires
Un peu futiles un peu vécues toujours ou pas teintées de noir
Je me présente devant vous sans mon masque dérisoire
Je vous offre mon cœur mit à nu, juste ce soir

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Les P’tits Gars

Elle était le rayon de miel de nos jeux vertueux
Comme un éclat de soleil pour les jours où il pleut
Elle était le sourire radieux de la cour de l’école
Je n’ai jamais pu trouver mieux que la jolie Nicole

Souvent on le surprenait à nous regarder jouer
C’est qu’il avait plus de tête que du reste en entier
Notre gentil Hubert, notre jeune premier
Je me rappelle, me demande où sont‐ils tous donc passés

On n’était que des p’tits gars qui voulaient grandir un peu
On voulait bien devenir nous mais pas devenir vieux

C’était un joli brin de fille au sourire enjôleur
Qui nous faisait perdre la tête ou éclater le cœur
Elle était la femme fatale de notre classe de 5ème
Ma toujours idéale, la belle Fabienne

Ha cette étoile enflammée, cette bombe atomique
Qui n’attendait pas pour exploser le seuil critique
C’était une brute épaisse mais c’était mon ami
Sur mon vieux banc de sagesse je repense à Tony

On n’était que des p’tits gars…

Forcément dans tout ça on avait notre bouc émissaire
Une qu’avait pas trop le choix, un peu en marge, un peu solitaire
Nous n’étions que des enfants maintenant ça paraît injuste
Sache ma pauvre Marion que pour tout ça je m’excuse

(Mais) On n’était que des p’tits gars…

C’étaient quelques souvenirs du moins le peu qu’il m’en reste
Je reste assis là à vieillir jusqu’à l’heure de la sieste
Je me souviens de tous ceux là qui ont vu ma jeunesse
Etes vous comme moi atteints de la même faiblesse?

Il est tout comme vous celui qui vous parle aujourd’hui
Peut‐être m’entendez vous si vous êtes toujours ici
On n’était que des p’tits gars qui voulaient grandir un peu
On voulait bien devenir nous mais pas devenir vieux

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Liberté aux grands pieds

Dans mon sac à dos j’ai mis:
Une cabane à sieste,
Des gouttes de rosée et un mouton-nuage,
Des fleurs d’oranger, un vélo qui déraille,
Des rêves inachevés pour les soirs de grand seul
Et les lettres d’amour que je n’ai pas écrites.
Dans mes poches j’ai mis:
Le pantalon qui va avec,
Le sourire d’un boa et un chat endormi,
Des gâteaux de tendresse, une larme d’espoir,
Des chaussettes rayées pour la morue barbue,
Une montre arrêtée aux éclats de noisette.
Dans ma tête jai mis:
Des chaussures invisibles,
Un tout petit monsieur à la mine hilare,
Un parapluie qui cherche Moby Dick,
Des gros mots en cascade, un oxymore ventru,
Un cyclope qui louche sur les seins de Margot.
Dans mon coeur j’ai mis:
Mon sac à dos,
Mes poches,
Ma tête,
Et je m’en suis allée.

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Montfermeil

Elle marche devant moi le regard ailleurs
Poursuivant la course d’une fleur

Elle marche avec moi me transporte ailleurs
Unis pour le pire et surtout le meilleur

Il l’a dit le monsieur qui nous a marié
On s’est promit amour et fidélité

On s’est promis des matins
Sans les bouquets de rose

Une vie faite de petits riens
De petites choses

Et le monde peut bien tourner
Jusqu’à s’effondrer sous nos pieds

On n’en sera pas spectateur
Pas de télé pas de 20 heures

Y’a pas de murs entre nous juste une maison
Où il fait bon vivre quelque soit la saison

On l’a construit tous les deux, juste avec nos mains
Quelques pièces, un toit sur un bout de terrain

Je sais y’a pas de rivière pas beaucoup de soleil
Mais il fait bon vivre ici à Montfermeil

Refrain :
Ha ha ha à Montfermeil
Ha ha ha au pays des merveilles
Ha ha ha à Montfermeil
Ha ha ha ici à Montfermeil

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J’ai pas vu

J’ai comme un vide entre deux lignes, j’ai pas vu passer les saisons
J’avais pas vu qu’y’a tout qui brille mais que surtout tout est bidon
Que les mots ne veulent plus rien dire, que les images ont eu leurs peaux
Aux tristes chants des tirelires même les sirènes prennent l’eau
Moi j’avais dix francs dans la poche et le monde a portée de mains
Y’avait des mines d’or dans les arbres de la poussière sur les chemins

J’aurais dû m’réveiller peut-être, j’ai pas vu le monde disparaître

Aujourd’hui tu dois être là, là où les autres sont déjà
Et tu dois choisir la posture car c’est de l’art ne l’oublies pas
Et tu dois choisir l’imposteur oui celui qui sommeille en toi
Tu dois sourire, tu dois être beau sans même te demander pourquoi
Moi j’avais des pièces à mes g’noux et les cheveux longs dans les yeux
Et je courrais au gré du vent et je jouais avec le feu

J’aurais dû m’réveiller peut-être, j’ai pas vu le monde disparaître

Alors on nous endort la tête et au matin on prend perpette
Les lendemains de gueule de bois et les heures sup en fin de mois
Et y’a ces gamins dans les rues aussi tristes que leur époque
Rien n’a de goût, tout est perdu, tout est en bois, tout est en toc
Moi j’avais la vie devant moi et j’avais pas peur de demain
Moi j’avais dix francs dans la poche et le monde a portée de mains

J’aurais dû m’réveiller peut-être, j’ai pas vu le monde se faire mettre

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Mourir demain

Ha ça elles brillent vos lumières, ça ils chantent vos lendemain
Maintenant que tout est poussière, que tout n’est plus rien
Ha ils sont beaux vos missionnaires, ils l’ont bien prêché la parole
A coup de jolies billets verts, couleur pétrole
Ils ont tous de l’or dans les poches, et bien sûr du sang sur les mains
Ils ont trop peur qu’on le leur fauche, chacun le sien
Moi j’ai comme un goût dans la bouche, comme un arôme artificiel
J’ai comme un sale goût dans la bouche
Et à ce compte là je préfère mourir demain

Les paradis artificiels ont fait place aux plaisirs fictifs
Il y a tout dans ton logiciel, loisirs créatifs
Hier on votait pour des ombres, aujourd’hui pour de la musique
C’est pas la honte qui nous encombre, on est amnésique
Ha elles sont belles vos ruelles, elles sont toutes si bien éclairées
Et à chaque coin une sentinelle, prête à tirer
Voilà ce monde qui me tue, droit dans les yeux le regard fier
Tout le monde regarde personne n’a vu
Et à ce compte là je préfère mourir demain

Elle est bien ficelée la combine, on a tous l’arme sur la tempe
On attend tous la chevrotine, la dernière détente
C’est du poison dans nos assiettes, c’est du poison sous nos yeux
C’est du poison dans nos oreilles, du poison au mieux
Bien plus de gens qui dorment à l’ombre que de monde qui dore au soleil
Bien plus de silence que de fronde, un certain sommeil
J’vois plus qu’des types au téléphone qui marche à ne savoir que faire
C’est comme si y’avait plus personne
Et à ce compte là je préfère mourir demain

Toi tu t’entends plus dans ta tête, c’est quelqu’un d’autre qui à pris ta place
Il te dis ce qui faut que t’achètes et toi tu t’effaces
Il te met le pain dans la bouche et même que tu lui dis merci
Mais toi faudra pas trop qu’tu bouges alors, tu restes assis
Et devant tes yeux ça défile, l’horreur du monde sur grand écran
Et t’as trop peur que ça t’arrive alors tu attends
Voilà ce monde qui me tue, droit dans les yeux le regard fier
Tout le monde regarde personne n’a vu
Et à ce compte là je préfère mourir demain

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Notre chanson

Avant que le temps nous prenne, avant qu’il n’est eu raison
De ce qui toujours nous ramène à écrire notre chanson
Après les hivers, les tempêtes et puis saison après saison
On en a semé des graines et récolté la moisson

Refrain :
C’est toi et moi contre le monde et on a plus tellement le choix
C’est toi et moi jusqu’à la tombe et on en a parlé mille fois
De ce qui fait que tous les deux c’est un peu plus que toi plus moi

On les a vu défiler comme une armée de blaireaux
Les tocards, les prétentieux, tous ceux qui nous prenaient de haut
Regarde les bien, vus d’ici, est-ce qu’ils n’ont pas l’air tout petit
Est-ce qu’elle est pas belle l’aventure, est-ce qu’elle vaudrait pas que ça dure

Refrain

Et à l’heure où tout s’arrête, où l’être humain marche à l’envers
Est-ce que ça vaut pas de l’or de conjuguer au pluriel
Assis au bord de la falaise, à vivre nos vies sans filet
A marcher dans les mêmes traces, à se suivre les yeux fermés

Refrain

Une main dans la poche, un pied dans la place
Un cachet pour détendre un autre pour faire face
Au dogme applaudimètre, parisienne fragrance
Suffit pas que tu brilles ici pour éclairer la France
On est pas comme ça coquelicot dans le blé
A se servir la soupe et la farine dans le nez
Elle est où la douleur
Des raisons, des raisons, déraison adultère
La thune a ses raisons que la raison vénère
Quand il faut un peu plus quand y’a plus rien à prendre
Dans les maisons de passe on fini par se vendre

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Quand vient la nuit

J’sais pas c’que c’est les mots qui viennent quand la nuit est tombée
J’sais pas c’que c’est vraiment la haine, j’veux pas m’endormir à côté
J’sais pas c’que c’est les larmes chaudes comme des lames acérées
J’sais pas c’que c’est qui me taraude ou plutôt j’ voudrais oublier.

J’sais pas pourquoi je pense à elle à tort et à travers
J’sais pas comment être infidèle au souv’nir que j’ai pu m’en faire
J’sais plus grand chose et là j’m’en fous
J’sais plus comment tenir le coup

Quand vient la nuit froide et cruelle
Quand vient la nuit chaude e t sensuelle
Quand vient la nuit quand je m’éveille
Et comme dans un rêve voir le jour qui se lève

J’sais pas c’que c’est, un cri un râle, un soupir à peine étouffé
J’sais pas c’que c’est d’avoir si mal au fond et de crever l’abcès
J’sais pas c’que c’est vraiment l’amour, j’veux pas m’réveiller  à côté
J’sais pas c’que c’est oh j’dis ça mais c’est pas vrai

J’sais c’que ça fait de regarder juste un reflet dans son miroir
J’sais que ça fait d’avoir une vie puis brusquement de plus l’avoir
J’sais c’que ça fait mais là j’m’en fous
J’sais plus comment tenir le coup

Quand vient la nuit froide et cruelle
Quand vient la nuit chaude e t sensuelle
Quand vient la nuit quand je m’éveille
Et comme dans un rêve voir le jour qui se lève

Solo

Quand vient la nuit froide et cruelle
Quand vient la nuit chaude e t sensuelle
Quand vient la nuit quand je m’éveille
Et comme dans un rêve voir le jour qui se lève  (TER)

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Il court

Il y a cet homme qui court oui mais ce type c’est moi
Et moi j’le r’garde courir et cramer tout c’qu’il a
Cramer les quelques heures à passer sur cette terre
Cramer toute une vie puis brûler en enfer

Il y a cet homme qui court oui mais ce type c’est moi
Et moi j’le r’garde courir et cramer tout c’qu’il a
Cramer les quelques heures à passer sur cette terre
Cramer toute une vie puis brûler en enfer
Il y a cet homme qui court oui mais ce type c’est moi
Et moi j’le r’garde courir et cramer tout c’qu’il a
C’est les murs qui s’effritent et les routes qui s’dérobent
C’est quelques cicatrices certaines plus vielles que d’autres
Celles d’un enfant qui joue ou celles d’un homme qui pleure
Ou des coups de couteaux dans le dos, plus qu’une heure
Plus qu’une minute plus que quelques secondes
A courir toute une vie à la fin on s’effondre

Il court mais c’est pas dans ma tête
Ou alors si c’est le cas faut vraiment que j’m’arrete
J’dors plus mais ça ne me réveille pas
Et c’est pas juste un rêve ça fait trop mal pour ça !!!

Il y a cet homme qui court oui mais ce type c’est moi
Et moi j’le r’garde courir et se casser les bras
Il court après des notes mais y a trop de monde autours
Y a trop de bruit puis d’un coup plus du tout
Y a juste ce silence , ce silence qui rend sourd
Qui te gentiment d’aller attendre ton tour
Il faudra façonner , faire sonner, s’acharner comme un forcené
Et ta raison de vivre mon vieux faudra la payer
Alors il court pour ça mais la sueur qu’il pleure elle ne s’achète pas
Et il a dans la tête des fanfares des orchestres
Qui sait ? un jour peut être à ça lune funeste
Il les entendra claironner ses rengaines
Sur qu’il les entendra , tu sais plus qu’une semaine
Ou du mieux quelques mois , plus que quelques secondes
A courir toute une vie à la fin on s’effondre

Il court mais c’est pas dans ma tête
Ou alors si c’est le cas faut vraiment que j’m’arrete
J’dors plus mais ça ne me réveille pas
Et c’est pas juste un rêve ça fait trop mal pour ça !!!

Il y a cet homme qui court oui mais ce type c’est moi
Et moi j’le vois courir sans savoir ou il va
Sans avoir de répit je sais même plus pourquoi
Sans chemin de repli , tu dois savoir pourquoi
Y a du sang dans son encre mais d’l’amour sous sa plume
Y a des nœuds dans son ventre des radeaux de fortune
Y’a des lumières, le désert , des barrières, des chimères
y a pas de la place pour tous on te pousse en arrière
et il court pour fuir les hommes qui courent
après l’appât du gain tu sais depuis toujours
depuis que l’homme est homme il a choisi sa proie
depuis qu’les hommes se nomment ou se prennent pour des rois
et il court mais il court pas pour ça
il court pas pour la gloire il court depuis des mois
il court depuis toujours depuis quelques secondes

A courir toute une vie à la fin on s’effondre

Il court mais c’est pas dans ma tête
Ou alors si c’est le cas faut vraiment que j’m’arrete
J’dors plus mais ça ne me réveille pas
Et c’est pas juste un rêve ça fait trop mal pour ça !!!
Il court mais c’est pas dans ma tête
Ou alors si c’est le cas faut vraiment que j’m’arrete
J’dors plus mais ça ne me réveille pas
Et c’est pas juste un rêve ça fait trop mal pour ça !!!

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Plus rien

C’est bien plus que l’absence dans le cœur d’un homme
Plus que de la défiance dans l’regard de ce môme
Qui ne comprend pas bien ce monde et sa violence
Quand il ne reste rien, plus rien que ton absence.

C’est bien plus que la peine qui se mêle à la joie
D’une pensée soudaine qui me raccroche à toi
Si je prend ce chemin à l’ombre de mornes chênes
Quand il ne reste rien, plus rien que de la peine

C’est bien plus que des cris dans le feu du silence
Bien plus qu’un peu de vie dans le froid et la transe
Qui s’échappe soudain d’une lente agonie
Quand il ne reste rien, plus rien que tous ces cris

C’est bien plus que la peur dans mes entrailles épaisses
Ricochant de rancœur pour ce vide que tu laisses
Si je dois dans mes mains retenir la chaleur
Quand il ne reste rien, plus rien que de la peur

C’est bien plus que des maux dans un corps qui s’épuise
Plus qu’un sombre chaos, une douleur exquise
Qui remet à demain d’être bien dans ma peau
Quand il ne reste rien, plus rien que quelques mots

C’est bien plus que des larmes essuyées à la hâte
Plus que que l’odieux vacarme des voisins qui se battent
Ici tout est serein de ce vide sans charme
Quand il ne reste rien, rien d’autres que mes larmes

C’est plus qu’une utopie, une carte sans trésor
Un sommeil infini sans reliefs ni décors
Comme un coup de surin qui me tranche la vie
Quand il ne reste rien, rien qu’un rêve maudit

C’est bien plus que tout ça, une ronde enfantine
Un bel écrin de soie sous une frêle pierre fine
Je serai malandrin, tricheur et scélérat
Il ne restera rien, plus rien de toi et moi
Il ne reste plus rien, plus rien d’autre que moi.

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